Au Moyen-Age, le fromage était intimement lié aux confréries d’ecclésiastiques comme les monastères. En effet, les confréries de moines aidaient souvent les peuples miséreux à ne pas mourir de faim et cela passait par des dons de produits fromagers. Ses confréries voyaient leurs membres réaliser des tâches fastidieuses pour la collectivité, qu’ils soient défricheurs, ingénieurs, précepteurs, pisciculteurs, fromagers… Certains d’entre eux pouvaient même être amenés à régenter une seigneurie en lieu et place de seigneurs qui partaient chasser ou guerroyer.
Création Fromagère et Vie Monastique

A l’intérieur d’un monastère, des rôles sont définis selon une véritable hiérarchie qui assure l’organisation et le fonctionnement du lieu. Par exemple, l’abbaye de Cluny comptait près de 300 moines. La direction du monastère était confiée à un moine appelé « l’Abbé ». Parmi les nombreux travaux que les moines réalisèrent, on retiendra, en ce qui nous concerne, ceux de fromager. En effet, on ne compte plus les fromages nés des mains expertes de ces moines fromagers, comme le munster, issus de moines originaires d’Irlande qui s’installèrent dans les Vosges. Le fromage était un produit d’abbayes. En effet, ces dernières transformaient le lait en fromage pour le conserver pendant les périodes rugueuses de l’année. La transformation donnait très souvent naissance à des pâtes pressées, d’où la naissance au fil des siècles de tommes comme le « Port du Salut ». Au fur et à mesure, le « Port-Salut » est devenu le nom commun des fromages à pâte pressée.
Artisanat monastique et produits de grande consommation
Plusieurs produits de grande consommation que l’on retrouve dans nos étalages de supermarché étaient ou sont encore de fabrication monastique, comme le chocolat, la bière, le vin, les spiritueux, ou encore les gâteaux.

